Quand on regarde une fiche de paie de PNC chez Air France, le salaire de base ne raconte qu’une partie de l’histoire. Les accords d’entreprise négociés chaque année lors des NAO (négociations annuelles obligatoires) redistribuent les cartes sur les primes, les indemnités et les revalorisations de grille. Le protocole signé en février 2025 avec la CFDT, la CFE-CGC et l’UNSA fixe déjà le cadre qui s’applique en 2026 pour le personnel navigant commercial, hôtesses et stewards compris.
Protocole salarial Air France 2025 : ce qui entre en vigueur pour les PNC
Le dernier accord d’entreprise enregistré chez Air France porte sur les mesures salariales applicables à compter du 1er avril 2025, sans date de fin définie. Concrètement, cela signifie que les revalorisations actées dans ce protocole restent en vigueur jusqu’à ce qu’un nouvel accord vienne les remplacer.
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Pour une hôtesse de l’air en poste, les effets concrets se déclinent sur plusieurs lignes de la fiche de paie. L’accord couvre simultanément l’évolution des salaires de base, le système de rémunération global, l’évolution des primes et les indemnités (y compris kilométriques).
Ce n’est pas une simple augmentation linéaire, mais un remaniement de plusieurs briques salariales. La distinction est importante : une revalorisation du salaire brut de base n’a pas le même impact fiscal qu’une hausse de prime de vol ou d’indemnité d’escale.
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Les syndicats signataires et leur poids dans la négociation
Trois organisations ont paraphé le protocole : la CFDT, la CFE-CGC et l’UNSA. Quand on cherche à comprendre le contenu d’un accord, identifier les signataires aide à situer les arbitrages. La CFE-CGC représente traditionnellement les cadres et agents de maîtrise, ce qui inclut les PNC confirmés et chefs de cabine.
L’absence d’autres syndicats dans la signature ne rend pas l’accord caduc, mais elle indique que certains points n’ont pas fait consensus auprès de l’ensemble des représentants du personnel.

Salaire hôtesse de l’air Air France : comprendre la grille et ses composantes
Chez Air France, la rémunération d’une hôtesse de l’air ne se résume pas à un montant mensuel fixe. Le salaire brut se compose d’un socle (le salaire de base lié à la grille conventionnelle) auquel s’ajoutent des éléments variables liés à l’activité réelle de vol.
Les principales briques qui composent la rémunération sont :
- Le salaire de base, indexé sur la grille interne et l’ancienneté du PNC dans l’entreprise
- Les primes de vol, calculées selon le nombre d’heures effectuées et le type de rotation (court, moyen ou long courrier)
- Les indemnités d’escale et de nuitée, qui varient selon la destination et la durée du séjour
- Les indemnités kilométriques et de transport, couvertes explicitement par l’accord 2025
Ce découpage explique pourquoi deux hôtesses au même échelon peuvent percevoir des montants très différents d’un mois à l’autre. Une rotation long courrier vers l’Asie génère mécaniquement plus de primes qu’un aller-retour européen dans la journée.
Du brut au net : l’écart que les grilles ne montrent pas
Le passage du brut au net chez les PNC réserve quelques particularités. Les cotisations sociales spécifiques au personnel navigant, notamment la caisse de retraite complémentaire du secteur aérien, viennent réduire le net perceptible. L’écart entre brut et net peut surprendre par rapport à un emploi au sol.
Les primes de vol sont intégrées dans l’assiette de cotisation, ce qui augmente la protection sociale à long terme mais réduit le net immédiat. C’est un arbitrage que les accords d’entreprise ne modifient pas directement, mais que les revalorisations de grille compensent partiellement.
Évolution du salaire PNC Air France avec l’ancienneté et les responsabilités
La grille salariale chez Air France fonctionne par paliers. Les premières années, la progression est relativement rapide, puis elle ralentit. Ce mécanisme est commun dans les grandes entreprises soumises à une convention collective structurée.
Pour une hôtesse débutante, le salaire de base se situe au niveau le plus bas de la grille PNC. Les retours varient sur ce point selon les sources, car le montant réel dépend du type de contrat initial et de l’affectation géographique. La progression s’accélère sensiblement lorsqu’on accède à des postes de responsable de cabine ou de chef de cabine principal.
Le passage au poste de responsable cabine
Devenir responsable cabine change la structure même de la rémunération, pas seulement son montant. Le PNC accède alors à une grille différente, avec des primes de responsabilité et une indemnité de fonction qui s’ajoutent aux éléments variables habituels.
Ce type de promotion interne fait partie des parcours que les accords d’entreprise encadrent. Les critères d’accès, les formations requises et les conditions d’ancienneté minimale sont négociés entre la direction et les syndicats signataires.

Accords d’entreprise 2026 Air France : ce qui peut encore bouger
Le protocole de février 2025 ne couvre pas tous les sujets. Les NAO sont un exercice annuel, et certains points restent ouverts pour les prochaines sessions de négociation.
Plusieurs éléments méritent attention pour 2026 :
- La revalorisation éventuelle des primes long courrier, qui n’a pas nécessairement suivi l’inflation sur les dernières années
- L’harmonisation des indemnités d’escale entre les différentes bases d’affectation
- L’évolution des conditions d’accès aux échelons supérieurs de la grille, notamment pour les hôtesses et stewards en milieu de carrière
Le contexte est aussi marqué par les hausses tarifaires qu’Air France a appliquées sur ses billets en classe Economy et Premium Economy. Selon Challenges, les pilotes ont obtenu mi-avril 2026 de nouvelles avancées salariales dans le cadre de leurs propres NAO. La question de l’équité entre catégories de personnel navigant se pose directement.
PNC et pilotes : deux grilles, deux dynamiques
Les pilotes négocient séparément et disposent d’un rapport de force différent dans les discussions salariales. Les accords obtenus par les PNC ne suivent pas automatiquement la même trajectoire. Cette asymétrie est une constante chez Air France, et elle pèse sur le moral des équipes cabine quand les écarts se creusent visiblement.
Pour une hôtesse de l’air qui surveille l’évolution de son salaire chez Air France, lire les accords d’entreprise publiés reste le moyen le plus fiable de comprendre ce qui change concrètement. Les protocoles sont accessibles publiquement et détaillent chaque mesure par catégorie de personnel. Le prochain round de négociations déterminera si les revalorisations PNC rattrapent le terrain perdu face aux autres métiers de la compagnie.

